mercredi 30 mai 2007
NaCl
Habits lourds de sueur, artificielle peau froide sur mon corps qui exhale une chaleur mâtinée de sel.
Le sel de mon corps.
Tellement de sel.
Sucre dans ma bouche, dans mon encre, mon parfum.
Sel sur mon front, dans mes larmes, sur ma peau.
Pensées saturées de sel.
Invisible.
On ne goûte au sel de l'autre qu'en lui faisant l'amour.
lundi 21 mai 2007
Après
Déjà une semaine. La douleur est toujours là, elle frotte contre moi son long corps froid et lisse, parfois disparaît un moment, puis revient me harceler jusqu'aux larmes. Le mal a été si violent qu'il m'a laissé des courbatures partout dans le corps.
Je ne cherche pas à savoir si il y a un sens, si il y a une justice. Il n'y en a pas.
Mon frère. J'aimerais juste savoir s'il est ailleurs, s'il est par ici, s'il existe encore quelque part. S'il a entendu les mots que je n'ai pas pu lui dire à temps. S'il a senti mes caresses dérisoires sur sa peau froide et violacée. S'il a reçu un peu de l'amour immense que je lui portais.
Ce matin une aube aurifère m'éblouissait, réfléchie dans le rétroviseur. Projetées parmi la lumière jaune et pure, j'ai cru déceler de nouvelles promesses, et j'aurais bien voulu croire en elles. Pas tout de suite, je me méfie encore d'Elle, la Vie, tyran généreux mais impitoyable, il me faudra du temps pour retrouver ma confiance.
Et si je peux me permettre... Vous, n'attendez pas demain pour dire tout votre amour à ceux que vous aimez.