lundi 21 mai 2007
Après
Déjà une semaine. La douleur est toujours là, elle frotte contre moi son long corps froid et lisse, parfois disparaît un moment, puis revient me harceler jusqu'aux larmes. Le mal a été si violent qu'il m'a laissé des courbatures partout dans le corps.
Je ne cherche pas à savoir si il y a un sens, si il y a une justice. Il n'y en a pas.
Mon frère. J'aimerais juste savoir s'il est ailleurs, s'il est par ici, s'il existe encore quelque part. S'il a entendu les mots que je n'ai pas pu lui dire à temps. S'il a senti mes caresses dérisoires sur sa peau froide et violacée. S'il a reçu un peu de l'amour immense que je lui portais.
Ce matin une aube aurifère m'éblouissait, réfléchie dans le rétroviseur. Projetées parmi la lumière jaune et pure, j'ai cru déceler de nouvelles promesses, et j'aurais bien voulu croire en elles. Pas tout de suite, je me méfie encore d'Elle, la Vie, tyran généreux mais impitoyable, il me faudra du temps pour retrouver ma confiance.
Et si je peux me permettre... Vous, n'attendez pas demain pour dire tout votre amour à ceux que vous aimez.
Commentaires
Ce matin...
Peut avant midi, j'ai bercé un etre froid de raideur morbide. Alors ce n'etait pas un frere, ça n'etait pas un ami, juste un patient. Mais parce que je le connaissais un peu, parce que je connaissais sa vie, j'ai pris soin de faire les gestes avec tendresse. C'etait difficile, 2 heures avant il me disait son envie de vivre et son bonheur d'homme avec son épouse. On sait tous que c'est injuste et pourtant on accepte la fin avec resignation.
On a beau etre en colere on y peut rien.
Mais j'aime bien garder ma colere d'impuissance, juste parce qu'elle aide à vivre.
Je t'embrasse et suis de tout coeur avec toi.
Oui, tu as raison, et c'est ce que je m'efforce de faire : dire ou écrire à mes proches que je les aime, parce qu'on ne sait pas ce que demain nous réserve.
Il n'y a pas de logique, pas de justice, non, juste la vie qui suit son cours en nous infligeant quelques blessures au passage. Courage.
Ca me peine de l'apprendre. Je pense à toi. Courage.
je n'ai pas réagi à cette triste nouvelle mais sache que je pense souvent et fort à toi qui doiot te taper cette épreuve parmi toutes les autres. j'espère que tu te relèveras plus fort & je t'embrasse.
Merci pour vos mots... J'ai beaucoup hésité à parler de ça ici, mais comme j'ai souvent pensé à "vous" ces derniers jours, je l'ai fait. Et finalement, je crois que c'est une bonne chose (pour moi).
Pas de longs mots, juste quelques-uns, forcément dérisoires mais sincères, pour te dire que je suis de tout coeur avec toi, Frisson, en ces moments pénibles.
Oui, courage. Et tu sais que, même pour un simple petit verre, on est là. Je pense à toi.
Merci... Tous vos mots et pensées sont bons à prendre.
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