<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Frisson</title><link>http://frisson.canalblog.com/</link><description>Juste poser les mots qui me traversent l&apos;esprit. Et voir la t&#xea;te qu&apos;ils ont, &#xe0; l&apos;&#xe9;cran. Un m&#xe9;lange de tranches de vie et de tentatives litt&#xe9;raires.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 20 Jul 2008 20:57:51 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>La fuite</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2008/01/20/7633920.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2008/01/20/7633920.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7633920/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2008/01/20/7633920.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Plus tard, j&apos;ai ressenti la m&#xea;me ivresse chaque fois que j&apos;ai coup&#xe9; les ponts avec quelqu&apos;un. Je n&apos;&#xe9;tais vraiment moi-m&#xea;me qu&apos;&#xe0; l&apos;instant o&#xf9; je m&apos;enfuyais. Mes seuls bons souvenirs sont des souvenirs de fuite ou de fugue. Mais la vie reprenait toujours le dessus. Quand j&apos;ai atteint l&apos;all&#xe9;e des Brouillards, j&apos;&#xe9;tais s&#xfb;re que quelqu&apos;un m&apos;avait donn&#xe9; rendez-vous par ici et que ce serait pour moi un nouveau d&#xe9;part. Il y a une rue, un peu plus haut, o&#xf9; j&apos;aimerais bien revenir un jour ou l&apos;autre. Je la suivais ce matin-l&#xe0;. C&apos;&#xe9;tait l&#xe0; que devait avoir lieu le rendez-vous. Mais je ne connaissais pas le num&#xe9;ro de l&apos;immeuble. Aucune importance. J&apos;attendais un signe qui me l&apos;indiquerait. L&#xe0;-bas, la rue d&#xe9;bouchait en plein ciel, comme si elle menait au bord d&apos;une falaise. J&apos;avan&#xe7;ais avec ce sentiment de l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9; qui vous prend parfois dans les r&#xea;ves. Vous ne craignez rien, tous les dangers sont d&#xe9;risoires. Si cela tourne vraiment mal, il suffit de vous r&#xe9;veiller. Vous &#xea;tes invincible. Je marchais, impatiente d&apos;arriver au bout, l&#xe0; o&#xf9; il n&apos;y avait plus que le bleu du ciel et le vide. Quel mot traduirait mon &#xe9;tat d&apos;esprit ? Je ne dispose que de tr&#xe8;s peu de vocabulaire. Ivresse ? Extase ? Ravissement ? En tout cas, cette rue m&apos;&#xe9;tait famili&#xe8;re. Il me semblait l&apos;avoir d&#xe9;j&#xe0; suivie auparavant. J&apos;atteindrais bient&#xf4;t le bord de la falaise et je me jetterais dans le vide. Quel bonheur de flotter dans l&apos;air et de conna&#xee;tre enfin cette sensation d&apos;apesanteur que je recherchais depuis toujours. Je me souviens avec une si grande nettet&#xe9; de ce matin-l&#xe0;, de cette rue et du ciel tout au bout...&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Patrick Modiano, Dans le caf&#xe9; de la jeunesse perdue&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Quand j&apos;ai fini ce chapitre, ma respiration &#xe9;tait devenue haletante et mon sang tapait dans ma t&#xea;te.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;J&apos;ai v&#xe9;cu un moment comme celui-ci, il y a presque huit ans. J&apos;avais fui. J&apos;avais rempli mon sac avec des habits, je l&apos;avais pos&#xe9; devant moi, sur le r&#xe9;servoir de ma moto, et j&apos;avais roul&#xe9; en choisissant toujours les chemins qui me rapprocheraient le plus rapidement du ciel. J&apos;avais fini au sommet du signal de Bernex, le point le plus haut de ma r&#xe9;gion. Alors, en enlevant mon casque, juste au&amp;nbsp; milieu du ciel, j&apos;avais inspir&#xe9; ma premi&#xe8;re bouff&#xe9;e de libert&#xe9;. Je ne m&apos;&#xe9;tais jamais senti autant vivre auparavant. Jamais. Depuis ce jour, je n&apos;ai fait que de fuir. Plus rien ne m&apos;a vraiment attach&#xe9;, qu&apos;en apparence.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Aujourd&apos;hui, c&apos;est comme si je retrouvais des amarres, pour la premi&#xe8;re fois. Et vraiment, j&apos;esp&#xe8;re, je crois, que jamais je n&apos;aurai le besoin de couper les ponts avec quelqu&apos;un pour sentir &#xe0; nouveau l&apos;ivresse de la vie.&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 20 Jan 2008 19:31:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tout pour la musique</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/11/09/6826795.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/11/09/6826795.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6826795/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/11/09/6826795.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Voil&#xe0;, plus de message depuis d&#xe9;j&#xe0; 15 jours, je n&apos;ai rien vu passer.
 Je laisse de nouveau tomber un peu l&apos;&#xe9;criture... Mais cette fois-ci,
 c&apos;est pour la bonne cause : j&apos;ai repris la musique, comme un virus dont
 je serais de nouveau atteint. Deux groupes, deux ou trois
 r&#xe9;p&#xe9;titions par semaine qui durent jusqu&apos;au milieu de la nuit. La journ&#xe9;e au
 bureau je lutte pour ne pas m&apos;endormir. Et aussi j&apos;essaie de ne pas penser
 &#xe0; toutes ces pr&#xe9;cieuses minutes o&#xf9; je pourrais jouer, m&apos;entra&#xee;ner,
 progresser vers cet id&#xe9;al musical qui me trotte dans la t&#xea;te. Mon
 saxophone me suit partout, depuis que nous avons repris une relation
 intime, il y a deux mois. Ce n&apos;est plus un objet, c&apos;est un compagnon que je
 ch&#xe9;ris, je lui parle, le caresse, le d&#xe9;teste aussi parfois... lui
 adresse des pri&#xe8;res (pour qu&apos;il m&apos;aide &#xe0; jouer comme Charlie Parker, on
 peut toujours r&#xea;ver). Parfois, dans la journ&#xe9;e, j&apos;ouvre le coffre
 dans lequel il dort juste pour contempler ses rondeurs argent&#xe9;es, jouer
 avec ses m&#xe9;canismes, ses cl&#xe9;s et ses clapets qui se ferment en
 laissant s&apos;&#xe9;chapper un petit &amp;quot;pop&amp;quot; sourd et feutr&#xe9;. &#xc7;a me rend malade de
 ne pas avoir le droit d&apos;en jouer pendant ces huit heures par jour de
 travaux forc&#xe9;s, je ne suis d&#xe9;cid&#xe9;ment pas fait pour la vie
 professionnelle. D&apos;ailleurs, tous mes tests de personnalit&#xe9; que j&apos;ai pu faire
 depuis mon enfance m&apos;ont dit la m&#xea;me chose : je n&apos;aurais jamais d&#xfb;
 travailler dans un bureau. L&apos;enfer. &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;Bref.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Je viens de lire que le sax &#xe9;tait le premier instrument de PJ Harvey,
 et le piano, celui qu&apos;elle apprend en ce moment. Mes deux instruments ! D&#xe9;sol&#xe9;, je parle tout le temps d&apos;elle en ce moment, c&apos;est normal, je
 vais la voir en concert dans une semaine, alors forc&#xe9;ment, &#xe7;a me
 taraude. Je retrouve dans les archives des Inrocks les articles qui parlent
 de PJ. J&apos;ai lu qu&apos;elles &#xe9;taient copines, Bj&#xf6;rk, Tori Amos et elle,
 mes trois muses, trois voix que j&apos;&#xe9;coute depuis des ann&#xe9;es, trois &#xe2;mes dont j&apos;ai parfois l&apos;impression d&apos;&#xea;tre si proche... du coup &#xe7;a remue des choses dans mon inconscient et
 excite mon imagination ; ces derni&#xe8;res nuits, je fais des r&#xea;ves
 improbables. Je bois des verres avec elles, et puis apr&#xe8;s on fait de la
 musique ensemble. Le trio Bj&#xf6;rk, Tori Amos PJ Harvey je vous raconte m&#xea;me
 pas comment que &#xe7;a sonne trop bien. En r&#xea;ve.&lt;/font&gt; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 09 Nov 2007 11:22:44 GMT</pubDate></item><item><title>La musique et moi</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/25/6657233.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/25/6657233.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6657233/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/25/6657233.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Ce soir, Brad Mehldau &#xe0; la Chaux-de-Fonds, avec un couple d’amis. D’abord le trajet en train, seul, avec le dernier Tord Gustavsen Trio dans les oreilles. Le paysage vert gris d&#xe9;file, je ne me rappelais plus de cette impression de vitesse, la locomotive d&#xe9;gage une puissance prodigieuse. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/81/54/14201/18388189.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;DSC00970&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/81/54/14201/18388189_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Sur mes genoux, &lt;em&gt;Se Perdre&lt;/em&gt;, d’Annie Ernaux, je n’arrive pas &#xe0; le finir. Non pas que je le trouve ennuyeux, au contraire ; dans chacune des derni&#xe8;res pages, je tombe sur une phrase qui m’arr&#xea;te, alors je referme le livre et je retourne les mots dans ma t&#xea;te jusqu’&#xe0; me les approprier. Je n’avance pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne quand m&#xea;me la derni&#xe8;re page du livre en arrivant &#xe0; la &lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Chaux-de-Fonds&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;. Direction l’Heure bleue, un petit bijou de th&#xe9;&#xe2;tre. Retrouvailles, chaleur humaine (apr&#xe8;s un froid inhumain). Mes amis sont adorables. Brad est &#xe0; une table de la brasserie, &#xe7;a fait toujours bizarre de se retrouver face &#xe0; une personne qui est la source d’une musique devenue intime, apr&#xe8;s des heures d’&#xe9;coute. On a envie de dire, je vous connais, et vous me connaissez. Mais on n’a pas le droit de prendre ce genre de raccourcis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concert commence. Vue sur les mains de l’artiste, depuis le poulailler, quatri&#xe8;me &#xe9;tage. Tout de suite des frissons parcourent mon &#xe9;piderme depuis mes jambes jusqu’&#xe0; la base de mes oreilles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a le piano. Il y a moi. Et entre les deux, suspendue dans l’air, la musique. Une chose vibrante,&amp;nbsp; mat&#xe9;rielle. Parfois un peu distante, parfois enveloppante. A un moment donn&#xe9;, j’enroule mes bras autour de ma t&#xea;te. La musique agit comme une caresse. C’est exactement &#xe7;a. Je me recroqueville, et la musique vient m’offrir sa tendresse. La musique, ma m&#xe8;re.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai d&#xe9;j&#xe0; v&#xe9;cu &#xe7;a cette semaine. En &#xe9;coutant Protection, de Massive Attack. Je me r&#xe9;fugie dans la douce voix de femme. Elle me souffle des mots si doux. Je ne suis plus qu’un enfant.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;She&apos;s a girl and you&apos;re a boy&lt;br /&gt;Sometimes you look so small, look so small&lt;br /&gt;You&apos;ve got a baby of your own&lt;br /&gt;When your baby&apos;s gone, she&apos;ll be the one&lt;br /&gt;To catch you when you fall&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;J’ai eu honte de cette relation avec la musique. Cette sph&#xe8;re qui m’entoure et qui me prot&#xe8;ge, pour un instant. J’ai eu honte de n’avoir trouv&#xe9; qu’ici un endroit o&#xf9; me poser. J’ai eu honte de n’avoir comme &#xe9;paule o&#xf9; me reposer que cette succession de ph&#xe9;nom&#xe8;nes acoustiques. Un disque que des milliers de gens &#xe9;coutent, si impersonnel. Et qui m’apporte pourtant cette s&#xe9;curit&#xe9; et cette affection qui me font cruellement d&#xe9;faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande si un jour &#xe7;a s’arr&#xea;te. Si un jour on peut se poser, pour de vrai. Si un jour, on met le pied sur une terre qui ne se d&#xe9;robe pas.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 24 Oct 2007 23:45:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tout &#xe0; fait &#xe7;a</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/23/6637875.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/23/6637875.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6637875/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/23/6637875.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Pour moi, l&apos;automne n&apos;a jamais &#xe9;t&#xe9; une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m&apos;ont jamais &#xe9;voqu&#xe9; la fin de quelque chose mais plut&#xf4;t une attente de l&apos;avenir. Il y a de l&apos;&#xe9;lectricit&#xe9; dans l&apos;air, &#xe0; Paris, les soirs d&apos;octobre &#xe0; l&apos;heure o&#xf9; la nuit tombe. M&#xea;me quand il pleut. Je n&apos;ai pas le cafard &#xe0; cette heure-l&#xe0;, ni le sentiment de la fuite du temps. J&apos;ai l&apos;impression que tout est possible. L&apos;ann&#xe9;e commence en octobre.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Patrick Modiano, Dans le caf&#xe9; de la jeunesse perdue.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 23 Oct 2007 11:20:41 GMT</pubDate></item><item><title>PJ Harvey encore et toujours </title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/19/6591063.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/19/6591063.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6591063/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/19/6591063.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Parce que chez elle l’amour est d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9; et qu’il
faudrait m&#xea;me en avoir honte. Parce que les amis sont &lt;strike&gt;comme&lt;/strike&gt; des fr&#xe8;res qui
comptent par-dessus tout. Parce que parfois c’est sale et obsc&#xe8;ne, douloureux et excessif. Parce que &#xe7;a sent la bi&#xe8;re et la derni&#xe8;re ivresse. Parce
qu’il FAUT aller jusqu’au bout pour trouver le sublime. Jusque tout au fond. Parce que
c’est toujours myst&#xe9;rieux et
spirituel. Parce que c&apos;est gorg&#xe9; de d&#xe9;sir. Parce que la musique en est la cause.&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt; Parce que ma vie
ressemble furieusement &#xe0; &#xe7;a en ce moment.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Fri, 19 Oct 2007 11:44:00 GMT</pubDate></item><item><title>Il y a de l&apos;amour dans l&apos;air</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/16/6559718.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/16/6559718.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6559718/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/16/6559718.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Ce matin la boulang&#xe8;re avait de jolies traces de farine sur les fesses. &lt;br /&gt;Et le boulanger, un dr&#xf4;le de petit sourire au coin des l&#xe8;vres. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 16 Oct 2007 16:36:49 GMT</pubDate></item><item><title>Retenir</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/14/6529008.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/14/6529008.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6529008/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/10/14/6529008.html</guid><description>&lt;p&gt;Il y a de ces journ&#xe9;es qui sont si belles que tu voudrais qu&apos;elles ne s&apos;arr&#xea;tent jamais, alors tu trouves tous les pr&#xe9;textes pour &#xe9;teindre la lumi&#xe8;re le plus tard possible, le temps de trouver le moyen de transformer les instants pr&#xe9;sents en souvenirs encore tout chauds dans lesquels tu pourras puiser pendant des d&#xe9;cennies (au moins).&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 14 Oct 2007 03:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>D&#xe9;clin</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/09/22/6290350.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/09/22/6290350.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6290350/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/09/22/6290350.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/18/25/14201/17278695.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/18/25/14201/17278695_p.jpg&quot; alt=&quot;imm033_32&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;En &#xe9;quateur, il para&#xee;t que c&apos;est toujours comme au printemps. Moi, j&apos;aimerais que ce soit toujours l&apos;automne. Le soleil, le vent et la pluie, le chaud et le froid qui jouent &#xe0; se poursuivre et qui laissent dans leur sillage des cr&#xe9;puscules &#xe0; couper le souffle. Une saison pour aimer. Pour s&apos;abriter dans des bras chauds en attendant l&apos;hiver. Ici, il ne me manque plus qu&apos;un oc&#xe9;an. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imagine.&amp;nbsp; Tu ouvres doucement un oeil. Avec la conscience qui revient, tu sens le froid matinal sur tes membres d&#xe9;couverts, alors tu t&apos;enfouis sous les draps, tout pr&#xe8;s du corps tout chaud qui dort encore &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de toi. Machinalement, tu regardes le plafond et les lueurs timides qui s&apos;y lovent. Fascinant, un plafond de chambre, &#xe0; l&apos;aube. Envo&#xfb;tante, cette immobilit&#xe9; de laquelle tu ne voudrais jamais t&apos;&#xe9;chapper. Sentir chaque seconde qui passe, tout &#xe7;a de gagn&#xe9; sur la vie, sur la mort. Amour consomm&#xe9;, dig&#xe9;r&#xe9;. M&#xea;me plus besoin de chercher un sens. Simplement humain, simplement animal. A l&apos;aff&#xfb;t de la lumi&#xe8;re. A l&apos;aff&#xfb;t de ce nouveau jour qui prend tout son temps pour na&#xee;tre.&lt;br /&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 22 Sep 2007 01:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>Holidays</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/07/24/5701546.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/07/24/5701546.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5701546/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/07/24/5701546.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Chacun de ses pas graciles rebondit sur la surface de l’eau, elle rit, elle laisse derri&#xe8;re elle un chemin de lumi&#xe8;re, un sillon &#xe9;clabouss&#xe9; par les derniers rayons du dernier jour de vacances. Des voix d’enfants dans une sublime distance, ils courent tous sur ce petit lac et je m’oublie dans leur ivresse enfantine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est couch&#xe9; contre moi et il pleure dans mon cou, bient&#xf4;t &#xe0; son torrent chaud se m&#xea;lent mes propres larmes, je lui dis, pendant ces trois prochaines semaines, ce qui me ferait le plus plaisir c’est que tu en aies, du plaisir, laisse-toi vivre, on ne reste pas enfant &#xe9;ternellement, et lui il pleure en me demandant pourquoi je ne lui ai pas dit &#xe7;a plus t&#xf4;t. Il me dit qu’il n’est pas un enfant normal, pas comme les autres, alors je lui dis qu’il a raison, qu’il est unique et que c’est pour &#xe7;a que je l’aime. Je lui dis d’imaginer mon cœur, tu le vois ? Dedans il y a une grande partie juste pour toi, elle est toujours l&#xe0;, tu peux imaginer ton visage qui sourit, dans mon cœur, alors il pleure encore plus fort et il me dit qu’il ne sait pas si c’est de tristesse ou de joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le r&#xe9;troviseur il y a un visage qui dort, et puis un œil qui s’ouvre, juste une rencontre de nos regards, je lui souris, elle me r&#xe9;pond par un &#xe9;clat de ses yeux bleus en amande et tout est l&#xe0;, tout est dit, dans un simple jeu de lumi&#xe8;re dans ces r&#xe9;tines ador&#xe9;es et complices.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 23 Jul 2007 22:44:02 GMT</pubDate></item><item><title>Les maux des autres</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/07/04/5520513.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/07/04/5520513.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5520513/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/07/04/5520513.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;De &lt;em&gt;Belle du Seigneur&lt;/em&gt; d&apos;Albert Cohen, que j&apos;ai termin&#xe9; le mois pass&#xe9;, je retiens l&apos;&#xe9;criture virtuose, les envol&#xe9;es lyriques, les mots qui fusent comme des lames. Mais face &#xe0; l&apos;histoire de la passion elle-m&#xea;me, j&apos;avoue &#xea;tre rest&#xe9; ext&#xe9;rieur. Du mal &#xe0; m&apos;identifier aux extr&#xe9;mit&#xe9;s masochistes atteintes par les figures du roman. Souvent, au cours de la lecture, les solutions &#xe0; leur mal-&#xea;tre me semblaient si &#xe9;videntes, je quittais alors des yeux la psychologie propre aux personnages et semblais deviner en toile de fond la volont&#xe9; de l&apos;auteur lui-m&#xea;me, son plaisir sadique devant ses cr&#xe9;atures s&apos;emp&#xea;trant dans la souffrance. On ne prend vraiment plaisir &#xe0; voir s&apos;animer des marionnettes que si les fils qui les guident sont parfaitement invisibles.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Je suis beaucoup plus atteint par &lt;em&gt;Se perdre&lt;/em&gt;, d&apos;Annie Ernaux, que je lis en ce moment. Le trio amour, mort, &#xe9;criture, il me semble le conna&#xee;tre si bien, mais je ne l&apos;avais jamais nomm&#xe9;. Je me rappelle ces nuits pass&#xe9;es &#xe0; d&#xe9;sirer que la mort m&apos;emporte, &#xe0; d&#xe9;faut d&apos;avoir le droit de la chercher. Et ces mots assembl&#xe9;s, dans mon esprit, meublant le vide des plafonds endormis. Je n&apos;ai jamais tenu de journal, mais pour moi la r&#xe9;daction int&#xe9;rieure est un v&#xe9;ritable acte d&apos;&#xe9;criture : elle laisse des traces, un cheminement de pens&#xe9;e, m&#xea;me si elle finit par se tordre dans la m&#xe9;moire d&#xe9;faillante.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Un nombre impressionnant de phrases d&apos;Annie Ernaux que je peux prendre pour moi sans en changer un iota. Enfin, que j&apos;aurais pu prendre. Parce que ce trio mortel, j&apos;ai l&apos;impression de l&apos;avoir surmont&#xe9;, ces derniers jours. Je crois que j&apos;ai chang&#xe9;. Mais je ne suis pas s&#xfb;r, j&apos;ai trop souvent l&apos;impression de ne plus &#xea;tre le m&#xea;me qu&apos;hier. Seule l&apos;&#xe9;preuve du temps...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 04 Jul 2007 20:49:19 GMT</pubDate></item><item><title>Vers neuf heures moins le quart</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/06/15/5307617.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/06/15/5307617.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5307617/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/06/15/5307617.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Un &#xe9;tau contre mes joues, mon ventre. Ma peau se tend, ma chair se resserre, mon &#xea;tre se concentre, j’existe, je palpite, jamais autant que maintenant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vision de son profil, vision absolue, elle attend que le feu passe au vert, son regard impassible, saisissante et parfaite immobilit&#xe9;. Ressac de son odeur, des rondeurs de cette nuit, du grain de sa peau. Des vagues, des vagues contre moi, je r&#xe9;siste &#xe0; la premi&#xe8;re, la seconde me fait vaciller, la troisi&#xe8;me m’emporte, ma substance est perdue, je ne suis plus que liquide, et sel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle commence &#xe0; marcher, une mar&#xe9;e dans mon corps suit chacun de ses gestes, &#xe9;cho &#xe0; son mouvement pr&#xe9;sent, au rythme de cette nuit. Son visage mat d&#xe9;lay&#xe9; dans les lueurs sonores et nocturnes, fourmillement de mes l&#xe8;vres sur sa joue, dans les reliefs de son visage et la naissance de son buste. Je perds pied, vertiges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu’une silhouette qui s’&#xe9;loigne derri&#xe8;re une vitre ruisselante, un mur dissimule lentement son corps, son parapluie reste bient&#xf4;t la seule trace de ses pas, une tache beige parmi d’autres couleurs dansant sous la pluie. Chavir&#xe9;, ivre, fi&#xe9;vreux assistant aux minuscules sursauts des ronds chamarr&#xe9;s, moqueurs. Riez, parapluies, riez de ma mis&#xe8;re et de mon d&#xe9;chirement, &#xe9;corchez-moi, rongez, d&#xe9;vorez-moi, lentement. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 15 Jun 2007 10:12:55 GMT</pubDate></item><item><title>NaCl</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/05/30/5131226.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/05/30/5131226.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5131226/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/05/30/5131226.html</guid><description>&lt;p&gt;Habits lourds de sueur, artificielle peau froide sur mon corps qui exhale une chaleur m&#xe2;tin&#xe9;e de sel. &lt;br /&gt;Le sel de mon corps. &lt;br /&gt;Tellement de sel. &lt;br /&gt;Sucre dans ma bouche, dans mon encre, mon parfum. &lt;br /&gt;Sel sur mon front, dans mes larmes, sur ma peau.&lt;br /&gt;Pens&#xe9;es satur&#xe9;es de sel.&lt;br /&gt;Invisible.&lt;br /&gt;On ne go&#xfb;te au sel de l&apos;autre qu&apos;en lui faisant l&apos;amour.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 30 May 2007 15:44:43 GMT</pubDate></item><item><title>Apr&#xe8;s</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/05/21/5027359.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/05/21/5027359.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5027359/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/05/21/5027359.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;D&#xe9;j&#xe0; une semaine. La douleur est toujours l&#xe0;, elle frotte contre moi son long corps froid et lisse, parfois dispara&#xee;t un moment, puis revient me harceler jusqu&apos;aux larmes. Le mal a &#xe9;t&#xe9; si violent qu&apos;il m&apos;a laiss&#xe9; des courbatures partout dans le corps. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Je ne cherche pas &#xe0; savoir si il y a un sens, si il y a une justice. Il n&apos;y en a pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon fr&#xe8;re. J&apos;aimerais juste savoir s&apos;il est ailleurs, s&apos;il est par ici, s&apos;il existe encore quelque part. S&apos;il a entendu les mots que je n&apos;ai pas pu lui dire &#xe0; temps. S&apos;il a senti mes caresses d&#xe9;risoires sur sa peau froide et violac&#xe9;e. S&apos;il a re&#xe7;u un peu de l&apos;amour immense que je lui portais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin une aube aurif&#xe8;re m&apos;&#xe9;blouissait, r&#xe9;fl&#xe9;chie dans le r&#xe9;troviseur. Projet&#xe9;es parmi la lumi&#xe8;re jaune et pure, j&apos;ai cru d&#xe9;celer de nouvelles promesses, et j&apos;aurais bien voulu croire en elles. Pas tout de suite, je me m&#xe9;fie encore d&apos;Elle, la Vie, tyran g&#xe9;n&#xe9;reux mais impitoyable, il me faudra du temps pour retrouver ma confiance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si je peux me permettre... Vous, n&apos;attendez pas demain pour dire tout votre amour &#xe0; ceux que vous aimez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 21 May 2007 13:37:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bonnie Prince Billy</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/23/4717236.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/23/4717236.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4717236/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/23/4717236.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;1&quot;&gt;Il y avait d&#xe9;j&#xe0; que je venais de passer encore un d&#xe9;licieux week-end avec mes anges et que je portais encore dans ma chair l&apos;empreinte de leurs yeux clairs et de leurs sourires tendres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait d&#xe9;j&#xe0; de se retrouver dans ce lieu un dimanche soir, on &#xe9;tait parti comme on part en vacances, et arriv&#xe9; dans une petite maison dans la prairie, je n&apos;aurais pas &#xe9;t&#xe9; &#xe9;tonn&#xe9; de voir un Charles Ingalls suisse allemand venir s&apos;installer au comptoir pour se d&#xe9;salt&#xe9;rer apr&#xe8;s une journ&#xe9;e pass&#xe9;e aux champs. Des cris d&apos;enfants, des arbres en fleurs, l&apos;haleine charg&#xe9;e de la campagne et des sourires partout sur les l&#xe8;vres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait d&#xe9;j&#xe0; d&apos;&#xea;tre avec des personnes que j&apos;aime, pr&#xe9;sences douces et pr&#xe9;cieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a eu cet homme qui a chant&#xe9; tout pr&#xe8;s de nous, j&apos;ai &#xe9;t&#xe9; surpris d&#xe8;s le moment o&#xf9; il a commenc&#xe9; &#xe0; toucher sa guitare, il a allum&#xe9; quelque chose au fond de mes tripes, d&apos;abord un brasier, la musique m&apos;est arriv&#xe9;e dessus comme un nuage chaud et plein de sensations agr&#xe9;ables ; apr&#xe8;s une chanson, j&apos;avais l&apos;impression d&apos;avoir v&#xe9;cu l&apos;intensit&#xe9; d&apos;un concert entier, et apr&#xe8;s la troisi&#xe8;me j&apos;ai pens&#xe9; comme mon voisin que tout avait &#xe9;t&#xe9; dit, que je venais de vivre la plus belle exp&#xe9;rience musicale de ma vie et qu&apos;il n&apos;y avait plus qu&apos;&#xe0; rentrer chez soi pour garder cet instant bien au chaud, &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;1&quot;&gt;pr&#xe9;cieusement&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;1&quot;&gt;. Mais le bonhomme n&apos;en avait pas fini avec nous, le brasier est devenu braise, et par sa voix immense, par ses gestes ronds et gr&#xe2;cieux de sa main sur ses cordes, le caillou brut et br&#xfb;lant s&apos;est sculpt&#xe9; au fil des minutes, s&apos;affinant jusqu&apos;&#xe0; me laisser retrouver mes esprits, la conscience de mon corps et de ce qui m&apos;environnait que l&apos;instant rendait intime, les lumi&#xe8;res rouge et verte dans le plastique distordu des bouteilles d&apos;eau pos&#xe9;es &#xe0; terre, le manche de la basse qui me caressait parfois l&apos;&#xe9;paule, le sourire de mes comparses que je prenais plaisir &#xe0; observer du coin de l&apos;oeil, les contours des visages des musiciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis je me suis dit que j&apos;avais furieusement envie de vivre, de chercher encore cette beaut&#xe9; partout, et sachant qu&apos;il &#xe9;tait parfois possible de toucher &#xe0; l&apos;absolu, m&#xea;me si cela devait &#xea;tre rare, j&apos;essaierai encore, et encore.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 23 Apr 2007 12:24:00 GMT</pubDate></item><item><title>En quatre lettres (variations sur le m&#xea;me th&#xe8;me)</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/22/4704273.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/22/4704273.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4704273/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/22/4704273.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Il est facile de se mettre en danger quand il fait beau me mettre en danger c&apos;est toujours ce que je cherche &#xe0; faire me d&#xe9;structurer ne jamais adh&#xe9;rer &#xe0; rien compl&#xe8;tement ne pas avoir de fond embrasser toutes les causes faire vaciller mes certitudes &#xe7;a fait longtemps que je ne sais plus qui je suis du vent derri&#xe8;re la belle fa&#xe7;ade d&apos;une apparente sagesse seulement parfois je laisse entrevoir ma folie &#xe0; l&apos;autre souvent l&apos;autre a peur alors je referme vite mon squelette anguleux sur ma sph&#xe8;re de vide il est facile d&apos;&#xea;tre heureux et libre sous le soleil c&apos;est ce que je me dis sur cette terrasse apr&#xe8;s avoir arpent&#xe9; le bitume et la terre je marchais sans sentir la distance le temps le poids de mon corps dans mes yeux devenus verts sans fond s&apos;immergent encore de longues perspectives je suis heureux je le pense le vent et la lumi&#xe8;re chaude sur mon visage le charivari des oiseaux la vibration de la vie c&apos;est facile si facile quand le ciel est bleu le ciel justement se couvre et je ne peux m&apos;emp&#xea;cher de me demander si &#xe7;a va durer encore longtemps jusqu&apos;au jour o&#xf9; il y aura de la pluie ou en novembre ou quand je serai vraiment seul tu sais quand il n&apos;y aura rien de pr&#xe9;vu pour plus tard ou quand j&apos;aurai &#xe9;puis&#xe9; toutes mes envies je pense que le temps viendra&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;o&#xf9;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;bien qu&apos;aujourd&apos;hui j&apos;aurais tendance &#xe0; me croire &#xe0; l&apos;abri &#xe0; croire que je sais &#xea;tre heureux en n&apos;attendant rien de personne ou plut&#xf4;t que je sais tout attendre je ne peux toutefois pas me retenir de douter quand je vois le gris tarir la ville douter que j&apos;aurai encore assez de ressources pour tenir la barre quand valsera tout ce que j&apos;aurai envoy&#xe9; valser&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;puis&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;rappel que quoi qu&apos;il arrive je tiendrai toujours en deux fois deux quatre lettres la derni&#xe8;re chose en laquelle je tiens dur comme fer quand ils viennent se serrer contre moi dans la gr&#xe2;ce dans l&apos;&#xe9;vidence quand je la retrouve au matin qui ronfle bruyamment sur mon torse elle a pris ses peluches une dans chaque main a travers&#xe9; l&apos;appartement obscur s&apos;est couch&#xe9;e sur moi pendant mon sommeil alors quand j&apos;ouvre l&apos;œil mon nez dans ses cheveux j&apos;&#xe9;touffe dans son cou une larme silencieuse ils ne la sentent jamais la larme ineffable qui me fait sentir le fond sentir que j&apos;ai pied et &#xe0; ce moment pr&#xe9;cis je peux dire mais seulement &#xe0; ce moment, qui je suis, en quatre lettres&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 22 Apr 2007 08:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Arr&#xea;t</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/10/4584998.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/10/4584998.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4584998/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/10/4584998.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Sur les pierres, tout en continuant de marcher sous les arbres immenses, j&apos;ai commenc&#xe9; &#xe0; lire les inscriptions, ce que je n&apos;avais jamais fait je crois. Je ne me souviens d&apos;ailleurs plus de la derni&#xe8;re fois que j&apos;avais parcouru les all&#xe9;es d&apos;un cimeti&#xe8;re. Des mots touchants, &lt;em&gt;&#xe0; papa et maman, vous &#xe9;tiez la bont&#xe9; m&#xea;me&lt;/em&gt;, ou &lt;em&gt;tendrement, toujours dans mon souvenir&lt;/em&gt;. La mort est partout autour, et pourtant, la mort est l&#xe9;g&#xe8;re, elle n&apos;est plus v&#xea;tue que de la soie fragile et translucide des bons souvenirs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;ai rejoint le petit groupe de personnes assembl&#xe9;es au bout de l&apos;all&#xe9;e et attendu que ma coll&#xe8;gue soit seule pour aller l&apos;embrasser. Le moment &#xe9;tait si serein, si doux, j&apos;ai senti sa joue chaude contre la mienne, r&#xe9;confort des vivants, avant d&apos;&#xe9;changer des sourires silencieux. Je redoutais la c&#xe9;r&#xe9;monie parce que les derni&#xe8;res auxquelles j&apos;avais assist&#xe9; furent catastrophiques, tant les hommes d&apos;&#xe9;glise s&apos;&#xe9;taient montr&#xe9;s &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de la plaque. Une musique et des discours froids, impersonnels, d&#xe9;primants. Mais ce matin, la famille avait d&#xe9;cid&#xe9; de ne passer que des musiques ch&#xe8;res &#xe0; la personne d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;e, et de lire seulement deux textes en sa m&#xe9;moire. Des frissons m&apos;ont parcouru l&apos;&#xe9;chine quand j&apos;ai entendu les mots lus en espagnol et les vieilles m&#xe9;lodies madril&#xe8;nes, une ambiance me rappelant celle de certains films d&apos;Almodovar. Aussi &#xe0; cause des personnes composant l&apos;assistance, de leurs visages dignes, de leurs traits marqu&#xe9;s et de la tendresse mesur&#xe9;e de leurs gestes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant, le soleil et un souffle ti&#xe8;de remplissaient l&apos;espace, le rendaient accueillant et confortable. Sur le chemin du retour, longeant les rives de la rivi&#xe8;re tranquille, j&apos;avais le sentiment de revenir d&apos;un &lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;long &lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 10 Apr 2007 15:35:02 GMT</pubDate></item><item><title>Entre deux eaux</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/08/4568800.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/08/4568800.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4568800/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/08/4568800.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Une vive panique, une angoisse sourde, quand je n&apos;ai pas r&#xe9;ussi &#xe0; rassembler mes pens&#xe9;es dans la naissance du jour aper&#xe7;ue au fond d&apos;un appartement ravag&#xe9;, j&apos;avais eu tellement de plaisir &#xe0; voir ces visages, &#xe0; entendre ces voix, ces rires, &#xe0; entendre des tas de choses dr&#xf4;les et tendres, le sentiment d&apos;avoir &#xe9;t&#xe9; invit&#xe9; aupr&#xe8;s de personnes tr&#xe8;s belles (rassembl&#xe9;es en l&apos;honneur d&apos;une tr&#xe8;s belle personne) sans que j&apos;aie rien fait pour le m&#xe9;riter, bien au contraire, alors quand j&apos;ai vu l&apos;aube se lever sur cette si pr&#xe9;cieuse nuit, c&apos;&#xe9;tait comme un regret de ne pas plus appartenir &#xe0; ce monde que &#xe7;a ; cette fois-ci j&apos;&#xe9;tais m&#xea;me d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9; de voir revenir une autre journ&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Apr&#xe8;s deux petites heures de &amp;quot;r&#xe9;cup&#xe9;ration&amp;quot; je l&apos;ai retrouv&#xe9;e, toute ma petite vie, et je me demandais s&#xe9;rieusement comment j&apos;allais pouvoir g&#xe9;rer les &#xe9;v&#xe9;nements, cass&#xe9; comme j&apos;&#xe9;tais, et tellement &#xe0; mille lieues de mon univers. On a commenc&#xe9; doucement dans l&apos;air du lac, le sable que les enfants aiment toujours autant entasser dans des seaux pour construire des forteresses croulantes ; le cri des canards et les d&#xe9;chirements des vagues sur la plage. Apr&#xe8;s trois heures de plein air et des visages rosis par une brume aveuglante, mon petit homme a investi le large terrain devant mon chez-moi pour y d&#xe9;nicher des asticots, je lui avais promis de l&apos;emmener &#xe0; la p&#xea;che et une promesse ne s&apos;oublie jamais, principe de base. Non pas que je sois un expert en la mati&#xe8;re mais en l&apos;occurrence c&apos;&#xe9;tait moi qui d&#xe9;tenais le savoir apr&#xe8;s avoir pass&#xe9; 45 minutes dans une boutique sp&#xe9;cialis&#xe9;e &#xe0; me faire expliquer le maniement du moulinet, la technique du bouchon et l&apos;art de lancer la ligne - j&apos;avais plut&#xf4;t bien accueilli sa demande d&apos;une canne &#xe0; p&#xea;che pour son cadeau d&apos;anniversaire, toujours mieux qu&apos;une playstation, je m&apos;&#xe9;tais dit (na&#xef;f, jusqu&apos;au jour o&#xf9; il faut y aller).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;J&apos;ai ainsi pu d&#xe9;couvrir &#xe0; loisir le spectre &#xe9;tonnant de ma toute nouvelle voix de pochtron (genre G&#xe9;raa&#xe2;&#xe2;Ard de Coluche), moi qui d&apos;habitude aime utiliser mon timbre le plus doux pour m&apos;adresser &#xe0; ma prog&#xe9;niture, j&apos;oscillais entre suraigus et basses vibrantes dans ma premi&#xe8;re exp&#xe9;rience de moniteur de chasse au poisson &amp;quot;Nan mais l&#xe8;ve ta canne fais gaffe &#xe0; ta ligne non pas comme &#xe7;aaaa&#xe2;a &apos;tention pu&apos;perlipopette tu tiens vraiment &#xe0; te faire un piercing au hame&#xe7;on ?&amp;quot;, deux gar&#xe7;ons maladroits aux prises avec une perche de 2m70 devant un public de filles hilares, &#xe9;pique.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;(...)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Le soir venu, j&apos;y &#xe9;tais bien retourn&#xe9;, dans ma r&#xe9;alit&#xe9;, quand je retrouvais la tendresse famili&#xe8;re de petits bras enserrant mon cou, les sourires de complicit&#xe9; qui ne naissent qu&apos;apr&#xe8;s avoir v&#xe9;cu une journ&#xe9;e comme celle-ci. Et finalement, avant de sombrer pour de vrai, il fallait encore que je l&apos;&#xe9;crive. Juste avant de voir se fondre dans le silence nocturne les derni&#xe8;res &#xe9;tincelles de la nuit grisante et inconsciente.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Apr 2007 21:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>En fait</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/08/4561892.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/08/4561892.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4561892/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/08/4561892.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;De toute ma vie&lt;br /&gt;Je n&apos;aurais jamais fait&lt;br /&gt;Que r&#xea;ver&lt;br /&gt;&apos;Juste&apos;&lt;br /&gt;D&apos;&#xea;tre&lt;br /&gt;Un AUTRE&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Apr 2007 05:41:15 GMT</pubDate></item><item><title>Toubib (or not)</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/03/4514905.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/03/4514905.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4514905/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/03/4514905.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Son visage a pris les traits d&apos;une moue de d&#xe9;ception. Il m&apos;a regard&#xe9; en baissant les extr&#xe9;mit&#xe9;s sup&#xe9;rieures de ses sourcils, m&apos;a fix&#xe9; dans les yeux pendant un moment qui m&apos;a paru interminable, puis a fait mine de consulter &#xe0; nouveau son dossier. &lt;br /&gt;Long soupir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi je sais pas quoi vous dire.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Si vous voulez prendre des risques...&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Regard appuy&#xe9;, par en-dessous, sourcils fronc&#xe9;s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des risques ?&lt;br /&gt;- Oui, je vous ai d&#xe9;j&#xe0; dit. Si vous voulez r&#xe9;cup&#xe9;rer compl&#xe8;tement votre bras. Faudrait &#xea;tre sage.&lt;br /&gt;- Mais j&apos;estime avoir &#xe9;t&#xe9; sage ! Je suis rest&#xe9; tranquille ce week-end.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roi de la mauvaise foi, c&apos;est moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors votre gilet ? Pourquoi vous n&apos;avez pas votre gilet ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris mais il reste de marbre. Il parle de l&apos;ortho-gilet. Cet objet de torture, cette camisole de force couleur lie de vin qui me rend fou apr&#xe8;s 10 minutes d&apos;utilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais vous savez docteur, &#xe7;a va d&#xe9;j&#xe0; beaucoup mieux !&lt;br /&gt;- Monsieur Frisson ! Votre &#xe9;paule ! Je le vois, la tenue de votre &#xe9;paule n&apos;est pas la tenue d&apos;une &#xe9;paule qui va bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A&#xef;e, il m&apos;a coinc&#xe9;, je remonte alors discr&#xe8;tement mon &#xe9;paule gauche, mais il est trop tard pour corriger le tir. Mon sourire se change en grimace de regret, je me demande si il voit bien tout le remord qui me ronge maintenant. Mais lui, pas indulgent du tout, garde son oeil s&#xe9;v&#xe8;re.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La semaine prochaine, je vous ferai passer un IRM.&lt;br /&gt;- IRM ? Vraiment ?&lt;br /&gt;- Monsieur, je crois que vous n&apos;avez pas bien compris...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;aurais donn&#xe9; n&apos;importe quoi pour &#xe9;chapper &#xe0; son lent rappel des faits, toujours sur ce ton moralisateur. Comme je d&#xe9;teste la morale ! J&apos;ai l&apos;impression de faire un bond dans le pass&#xe9;, dans le c&#xf4;t&#xe9; obscur de l&apos;enfance, avec ses reproches de ma&#xee;tre d&apos;&#xe9;cole. Mauvais trip. Et lui semble vouloir faire durer le plaisir. D&#xe9;&#xe7;u, il a l&apos;air vraiment d&#xe9;&#xe7;u, lui qui &#xe9;tait pr&#xea;t &#xe0; m&apos;attribuer le prix du meilleur patient de l&apos;ann&#xe9;e - sympa, affable et toujours de bonne humeur, je viens de passer &#xe0; la derni&#xe8;re place de son estime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, tu me les signes mon ordonnance et mon arr&#xea;t de travail, que je puisse passer &#xe0; autre chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous avez des questions ?&lt;br /&gt;- Non. (J&apos;ai juste tr&#xe8;s envie de quitter tr&#xe8;s vite votre cabinet).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, si. Comment on fait pour kamasutrer avec votre ortho-gilet de m**** ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Apr 2007 10:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>juin juillet ao&#xfb;t</title><dc:creator>ayamenigga</dc:creator><link>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/03/4513839.html</link><comments>http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/03/4513839.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frisson.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4513839/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frisson.canalblog.com/archives/2007/04/03/4513839.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Je n&apos;ai jamais autant d&#xe9;sir&#xe9; voir arriver l&apos;&#xe9;t&#xe9; que cette ann&#xe9;e. J&apos;ai envie de cuire, de m&apos;&#xe9;tourdir, de baigner dans l&apos;&#xe9;clat aveuglant du jour, dans les limbes d&apos;un air chauff&#xe9; &#xe0; blanc. Que le temps se fixe sur un instantan&#xe9;, le soleil comme un grand flash permanent, que la lumi&#xe8;re se porte partout. Je verrai la vie se figer, ralentir pour survivre, chercher l&apos;&#xe9;conomie du moindre effort. Avoir l&apos;impression que vivre, c&apos;est d&#xe9;j&#xe0; bien, et que je sois excus&#xe9; de ne rien poursuivre d&apos;autre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;aimerais une pause. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M&apos;arr&#xea;ter un moment sur le grand chantier de ma vie, comme un peintre sur&amp;nbsp; sa toile. Y-a-il une saison meilleure que l&apos;&#xe9;t&#xe9; pour prendre du recul ? Au milieu de l&apos;immobilisme, au moment o&#xf9; je regarderai mes doigts de pied nus s&apos;&#xe9;tirer dans la moiteur du ciel, quand j&apos;aurai retrouv&#xe9; mon corps exactement, alors je saurai si tout cela est bon.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Apr 2007 08:27:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>